Cette sculpture à porter s’inscrit dans la continuité des recherches artistiques de Mona Luison, notamment les séries « AHHU – Animal Hybrid Human Utopia » et « Less is more ». Elle explore les liens entre art contemporain, sciences du vivant et récits personnels ou médiatiques, en construisant des formes narratives hybrides où se croisent fiction, biologie et imagination.Elle met en scène un corps utopique en transformation permanente, un organisme en évolution continue qui se reconfigure sans cesse. Ce corps devient une matière vivante et instable, capable de se muter et de se réinventer. Il emprunte des formes au monde biologique et microscopique, évoquant successivement le Blob, le tardigrade, la méduse, le poulpe ou encore Henneguya salminicola. Ces références scientifiques nourrissent une réflexion sur les capacités d’adaptation et de survie du vivant. En brouillant les frontières entre espèces, cette sculpture questionne la définition même du corps humain. Le contour de l’humain devient flou, évolutif, et ouvert à de nouvelles interprétations. La sculpture propose ainsi une vision d’un corps post-humain et hybride, en perpétuelle refabrication, où l’identité biologique et symbolique est continuellement réinventée.

